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Les Renouées asiatiques : État des lieux sur le bassin versant de la Coise

 

Originaires d’Extrême-Orient et introduites comme plantes ornementales et fourragères, ces espèces vivaces ont connu ces deux dernières décennies un développement spectaculaire. On distingue deux espèces : la Renouée du Japon et la Renouée de Sakhaline ainsi que leur hybride, la Rénouée de Bohème. Les renouées se sont révélées de redoutable plantes invasives grâce à leur extraordinaire vivacité.

Une stratégie d’invasion très efficace

Les Renouées asiatiques se développent très rapidement (croissance de plusieurs centimètres par jour). Elles se propagent soit à partir d’un simple petit fragment de tige ou de rhizome, soit grâce aux akènes. Les modes de dispersions sont principalement l’eau et le transport de terres contaminées. Les Renouées se développent particulièrement dans les milieux déstabilisés offrant une résistance moindre à l’envahissement. L’artificialisation du lit et des berges et la disparition des ripisylves expliquent très souvent leur apparition à proximité des cours d’eau.

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Photos de Renouées asiatiques sur le BV de la Coise

Conséquences de la prolifération des Renouées sur les écosystèmes

  • Impact sur la stabilité des berges : Le développement de massifs monospécifiques à enracinement superficiel en bordure de cours d’eau fragilise les berges et favorise le risque d’effondrement de celles-ci.
  • Impact sur la flore autochtone : Dans les milieux qui leur sont favorables, elles peuvent éliminer pratiquement toutes les autres espèces grâce à un rythme de croissance élevé, à un feuillage abondant qui prive la flore locale de lumière et grâce à leur système racinaire qui produit des composés chimiques phytotoxiques qui tuent les racines des plantes voisines.
  • Impact sur la diversité : La colonisation d’un milieu engendre une diminution de la flore et de la faune locale, réduisant la diversité physique (habitats) et donc la diversité biologique des milieux. Par exemple : disparition des caches sous berge en raison du système racinaire peu développé et sans contact avec l’eau.
  • Impact sur le paysage : La Renouée a été introduite en grande partie pour ses qualité ornementales, mais elle contribue aujourd’hui à l’homogénéisation et à la banalisation des paysages.
  • Impact sur les activités humaines : Les Renouées peuvent limiter ou bloquer l’accès aux cours d’eau à cause de leur développement important, ce qui peut nuire aux activités de loisirs (pêche, chasse, promenade) ainsi qu’à l’entretien des ouvrages d’art.

Situation actuelle sur le bassin versant de la Coise

L’actualisation du suivi de la contamination par les Renouées indique la progression de la propagation de cette plante envahissante. La propagation a notamment progressé sur la Coise entre Saint-Denis-sur-coise et Saint-Galmier. Des massifs sont apparus en raison de remblais ou de travaux routiers et très certainement suite aux crues de 2003 et 2008.

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Evolution des Renouées asiatique sur le BV de la Coise

Révision de la stratégie d’intervention du SIMA Coise

Jusqu’à présent les interventions des équipes travaux du SIMA Coise consistaient en la fauche répétitive des Renouées 2 à 5 fois par an sur les massifs de taille moyenne à important et le piochage systématique des petits massifs récents. Devant, la progression de la propagation des Renouées, le SIMA Coise s’adapte et fait évoluer ses modes d’intervention :

  • Surveillance accrue et suivi de la contamination et des massifs réalisés tous les 2ans
  • Tentative d’éradication par piochage manuel uniquement sur les massifs de très petite taille (< à 2m²)
  • Limitation de la prolifération par fauchage sur les secteurs à enjeu sécuritaire (visibilité aux bords des routes, ponts...) ou paysager uniquement. Certaines opérations de restauration de cours d’eau visent la régression de l’espèce par la replantation d’une ripisylve sur les berges contaminées.
  • Non intervention, dès que l’on atteint un stade avancé de contamination.

Enfin, un partenariat pour 2017 est à l’étude avec l’Université Lyon 1 afin d’expérimenter, in situ, la capacité de l’ortie, du sureau hièble et du houblon à concurrencer les Renouées.

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